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Je ne vous ai pas encore raconté ma rencontre avec la peinture...
Alors que j'attendais la naissance de mon quatrième enfant, une maladie inflammatoire m'a été diagnostiquée.
Les premières années vécues avec cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de ma tête ont été particulièrement éprouvantes, d'autant plus que se sont surajoutés d'autres problèmes d'ordres professionnels ou liés à des projets personnels en cours.
Je me suis profondément remis en question et j'ai opéré de grands changements, tant au niveau physique que spirituel : j'ai adopté une meilleure hygiène alimentaire, je me suis mis à la méditation puis au yoga, j'ai découvert puis me suis formé au reiki, j'ai repris le taekwondo abandonné 25 ans plus tôt (et avec le même maître!), j'ai progressivement abandonné mes responsabilités de chef d'entreprise pour un emploi salarié qui avait à mes yeux plus de sens, au service de la jeunesse de ma ville. 
J'ai renoué avec plus de simplicité dans l'organisation de ma propre vie et dans mes rapports avec les autres.

Après une longue hospitalisation en 2017 - en lien avec ma maladie - que j'ai dû abréger à la suite du décès brutal de mon père, j'ai repris un contact plus régulier avec Agnès, rencontrée sur les bancs de l'université.
Elle m'a confié qu'elle avait trouvé dans la pratique de la peinture un formidable exutoire à la peur de succomber au cancer du sein dont elle était atteinte.
J'ai essayé et j'y ai moi aussi trouvé une incroyable sérénité. Et Agnès, qui a été enthousiasmée par mon travail, m'a vivement encouragé à persévérer, ce que j'ai fait.
Agnès a fini par perdre son combat contre son mal et nous a quittés en 2021.

Avec cette série, je souhaitais rendre aux hommage aux êtres chers emportés par le cancer, aux êtres chers qui y ont survécu mais en ont été profondément marqués dans leur chair.